2.2.11

Le charme suranné des films d'antan

Le cinéma contemporain j'aime ça (tu parles d'un scoop), même si le dernier Coppola-fille m'a ennuyé à mourir (Sofia, si je peux me permettre un conseil chérie : ne tire pas trop sur la corde des thèmes chers à ton cœur, ça saoûle maintenant !), mais je crois que j'aime encore plus le cinéma d'hier. 

Parmi les films d'antan au charme suranné dont je me délecte : Le Bal des vampires, de Roman Polanski. Un petit bijou de drôlerie sorti en 1967. Le titre en VO donne à lui seul le ton : The Fearless Vampire Killers, or pardon me but your teeth are on my neck. Une parodie, donc, des films d'épouvante de l'époque, aux décors délicieusement kitsch et très soignés (l'auberge de Shagal serait ainsi la reconstitution exacte d'un hôtel juif d'Europe centrale au XIXe siècle, d'après Wikipedia). Le casting aussi vaut le détour : hormis un jeune Roman Polanski himself dans l'un des rôles principaux, on découvre un professeur Abronsius complètement loufoque, des seconds rôles absolument gratinés (on dirait qu'ils sortent d'un clip de Mylène Farmer au temps de Désenchantée) et on ne peut, bien sûr, que s'émouvoir devant la beauté délicate de Sharon Tate avec un pincement au cœur, quand on connaît la fin tragique qu'elle connût, la malheureuse, à peine deux ans plus tard. 

Le Bal des vampires demeure le genre de film idéal pour ces longues soirées d'hiver. C'est la (re)découverte d'un rythme – plus lent –, d'un humour – intelligent – et d'un je-ne-sais-quoi qui se déguste comme une madeleine de Proust (avec un thé bien chaud, la madeleine ; ça caille dehors !).




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