11.2.11

Les yeux d'Amélie

L'autre soir je tombais inopinément sur un reportage de Zone Interdite concernant les mariages "hors normes". D'habitude ça me gonfle et puis là c'était au tour d'Igor Bogdanov, l'un des jumeaux, personnage parmi les plus zarbs de la télé française, n'est-ce pas ? Suffisant pour stopper la zappette. Surtout lorsque j'ai appris qu'il se mariait avec Amélie de Bourbon Parme, descendante directe de Louis XIV. J'ai été un temps fascinée par cette période de l'Histoire – et pour ça habiter Paris c'est le top ! –, autant dire que toute mon attention s'est alors focalisée sur la petite lucarne.

Je me garderais bien de commenter l'étrange assortiment de ce couple (trente ans de différence, lui avec sa singularité physique et sa personnalité atypique, elle fraîche et très simple – je l'ai tout de suite beaucoup aimée). Nan nan nan. Je les ai trouvés touchants, même. Ce qui m'a interpellé, ce sont ses yeux. Les yeux d'Amélie. De grands yeux bleus, limpides, un peu tombants, à la paupière prononcée, aux longs cils fins. Les mêmes yeux que ceux des enfants de Marie-Antoinette sur les tableaux de Vigée-Lebrun. Les mêmes yeux que l'enfant du Temple !

J'ai l'air de m'emballer, là, mais non, jugez plutôt :

( Louis-Charles de France par Alexandre Kucharski, 1792 ° Château de Versailles )

( Amélie de Bourbon Parme en 2002 ° © peopleandgotha.com )

Alors bien sûr, la vérité ne crie pas sur ces images de piètre qualité (pas trouvé mieux, j'en suis désolée). Cela dit, l'air de famille est évident. Vous ne trouvez pas ?
Et j'ai vu (oui de mes yeux vu) les tableaux dans les expos et dans les musées, jusqu'à poser presque mon nez sur la peinture vieillie, et les zooms du reportage sur le visage de la blonde héritière. Stupéfiant. Après tout, 210 ans séparent Amélie de son aïeul ; ce n'est pas si loin que ça. 

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