31.3.11

I'm Not Ready

Nan, j'suis pas prête, pas prête du tout. Je suis furax parce qu'à la météo ils ont annoncé un été précoce pour après-demain, genre 24°C au moins et comme ça sans transition ou presque. Mais je n'ai pas eu le temps de me confectionner une garde-robe adéquate moi, je n'en ai d'ailleurs pas les moyens à l'heure qu'il est (c'est ça de faire des travaux dans son apart).
Et pis j'ai les cheveux hyper secs suite à la poussière des travaux qui m'ont tués la fibre capillaire, ils ne vont jamais supporter le moindre rayon de soleil supérieur à 20°C.
Et pis j'avais encore envie de rester les fesses collées au canapé en surfant sur le net, un mug de thé aux épices fumant à portée de main (oui pour ceux qui se posent des questions je ne bosse pas en ce moment... disons que je suis en période transitoire d'épanouissement professionnel). Maintenant je vais me sentir obligée de sortir, l'appareil photo et un bon bouquin dans le sac à la recherche d'un coin tranquille où profiter de la lumière claire sur Paris (parce que c'est pas tous les jours non plus).
Et pis, bien que j'avais le temps/tout mon temps je n'ai pas levé un seul orteil pour m'étirer, me muscler, me raffermir, tout ça, de tout l'hiver. Flemme, quand tu nous tiens... 
Ok. Il ne me reste plus qu'à glisser le dvd fitness de Cindy TropForte Crawford dans le lecteur... Tou-tou-you-tou !

No, I'm not ready, not ready at all. I'm irritated because TV has announced an early summer here in Paris for the day after tomorrow, like this without warning. But I didn't have time to prepare me an appropriate wardrobe, moreover I have no more the money (yeah I've made some works in my flat that's the problem). And my hair is super dry because of the works which killed the hair fiber, they are never going to bear the slightest ray of sunshine upper 20°C. 
I still wanted to stay on the sofa by surfing on internet with a hot mug of spices tea close to my hand (yes for those who ask to themselves some questions, I don't work at the moment... let us say that I'm in a transitional period of professional blooming). Now I'm going to be forced to go outside with the camera and a good book in the bag, in search of a nice quiet spot to take advantage of the clear light on Paris (because it's not everyday either). 
And also, even though I had all the time I didn't raise a toe to stretch, develop the muscles, firm me up, all this, since so many times. Laziness, when you hold us... 
Ok. I guess I just have now to slide the Cindy Crawford's fitness dvd in the reader... Tou-tou-you-tou !

30.3.11

Cosy Stuffs


J'ai un nouvel appareil photo...
I've got a new camera...


29.3.11

Mickey est mini °

Cette vidéo gentiment régressive a mis du baume au cœur à la personne ronchon que j'étais encore dix minutes plus tôt. ( Âmes sensibles s'abstenir ! )

This kindly regressive video has been a solace to the grumpy person I was ten minutes earlier. Enjoy!




° J'avoue, j'ai honteusement chopé le titre à Libé mais n'est pas titreur pro qui veut...

24.3.11

L'appel de la forêt

Quand je ne supporte plus la ville, aussi mythique et belle soit-elle, j'ai besoin de ça :
When I can't stand the city anymore, as mythical and beautiful as it may be, I need that:


et de ça :
and that:


surtout quand c'est vert :
especially when it's green:




vous voyez ce que je veux dire ?
you know what I mean?

23.3.11

A Strange Day

( 1932 ° 2011 )

Elizabeth Taylor a rejoint Bambi
Et pendant ce temps, le nuage plane au-dessus de nos têtes
C'était la première vraie belle journée de printemps
Une drôle de journée


Elizabeth Taylor has joined Bambi
And during this time, the cloud floats above our heads
It was the first real day of Spring
A strange day

22.3.11

Comment passer pour une souillon

Tu te souviens, lecteur, j'avais parlé rapidos de la classe d'Inès de la Fressange, ici. Eh bien figure-toi qu'aujourd'hui, passant avec l'insouciance heureuse d'un nouveau-né devant la vitrine d'une boutique montmartoise, l'œil attiré par les petites merdouilles indiennes pleines de couleurs, j'entre ; derrière la porte une femme recule, me laisse entrer, la boutique est toute petite, vraiment minuscule. Eh bien c'était elle. Inès. Entourée de deux jeunes mecs, dont l'un avec une caméra à l'épaule. En plein reportage. Elle était grande, elle était mince, elle était classe. Elle avait sa voix légèrement nasillarde. Moi, à côté, j'étais plus petite (de deux têtes au moins), plus ronde (définitivement), plus souillon (si j'avais su, je me serais coiffée).

Ce que j'en conclus : ne jamais se poser à côté d'Inès de la F., même par inadvertance. Ca peut vous flinguer une journée !


You remember, reader, I had briefly spoken of the Inès de la Fressange's sophistication, here. Well imagine that today, passing with the happy carefreeness of a newborn child in front of the shop window of a shop of Montmartre, the eye attracted by the lil Indians stuffs full of colors, I enter; behind the door a woman puts off, admits me, the shop is quite small, really tiny. Well, it was her. Inès. Surrounded by two young guys, of whom the one with a camera in the shoulder. In full report. She was tall, she was thin, she was classy. She had her slightly nasal voice. Me, close to her, I was smaller (two heads at least), fatter (definitively), untidier (if I had known, I would have done hair).

What I can conclude: never settle near Inès de la F., even when it was not expected. It can guns you down a day! 

The Fight

Le silence absolu de la nuit
Heurte en écho 
Le tumulte de mes pensées

The absolute silence of the night
Knocks in echo
The tumult of my thoughts

( août 2010 )

20.3.11

The Mirror

( Écosse ° août 09 )
(Scotland ° August 09 )

Le ciel semble plus beau reflété dans l'eau
The sky seems more beautiful reflected in the water

19.3.11

The Pyramid

( Musée du Louvre ° Paris )

La pyramide de métal et de verre, 1989
Musée du Louvre, 1624

The pyramid of metal and glass, 1989
Louvre museum, 1624

17.3.11

Vertigo

( Château de Chambord, France ° octobre 2010 )
( Chambord's Castle, France ° october 2010 )

Les victimes du tsunami ont-elles éprouvé cette sensation de vertige inexorable ?
Did the victims of the tsunami feel this sensation of inexorable dizziness?

16.3.11

Vu de ma fenêtre ° 1

De la fenêtre de mon salon la vue est moche.

J'y vois une rue encombrée par trop de véhicules, de gens plus ou moins pressés, quelques boutiques aux enseignes aveuglantes, une ligne d'immeubles voisins où l'on s'observe parfois d'un œil vaguement inquisiteur, avec ses occupants. Une rue du XVIIIe arrondissement de Paris.

Moche, mais intéressante.
Il s'y passe toujours quelque chose. 

Un jour un chauffeur un peu trop zélé a loupé le virage de la rue de droite, la voiture s'est retrouvée sur le flanc (sans victimes dieu merci). Un autre jour, à quatre heures du matin, des mecs complètement bourrés se battaient au ralenti près du Roi du Café, sur la gauche (c'était très drôle). 

Ca, c'est pour les jours fastes. 

Oui, l'avantage d'habiter au-dessus d'une rue vivante, pas trop haut, au troisième étage, l'avantage donc, c'est qu'il y a toujours quelque chose à voir. Là, par exemple – attendez que je jette un œil dehors... eh bien... là, un grand mec affublé d'un béret gris fait les poubelles ; il en sort trois fringues noires ; apparemment satisfait de sa trouvaille, il repart avec.

Rien de nouveau sous le soleil.


From the window of my lounge the view is ugly.

I see a street blocked by too many vehicles, more or less people in a hurry, a few shops with blinding brands, a line of nearby buildings where, sometimes, we observe each other with its inhabitants with a vaguely inquisitive eye. A street of the XVIIIth district of Paris.

Ugly, but interesting.
There is always something there.

One day a too diligent driver missed the bend of the right street, the car met on the side (without any victims thank God). Another day, at four o'clock in the morning, some guys completely drunk were fighting in slow motion near Le Roi du Café, on the left (it was very funny).
That, it is for lucky days.

Yes, the advantage to live over an alive street, not too high, in the third floor, the advantage thus, it is that it always has something to see there. And there, for instance–wait a minute that I have a look outside... well... there, a tall guy decked out by a grey beret makes trash cans; he takes out three black clothes of it; apparently satisfied by its find, he leaves with. 


Nothing new, actually.

15.3.11

Tendre contraste

( Thésée combattant le Minotaure ° Étienne-Jules Ramey ° 1821 )
 ( Jardin des Tuileries ° Paris )

14.3.11

Microcosmos



J'adore cette photo avec son zoom sur les brins d'herbe et nous, en fond, 
on devait avoir l'air bien cons avec nos sourires en bandoulière !

I love this pic with its zoom on blades of grass and us, on the background,
we had to look very stupid with our smiles over the shoulder!

13.3.11

Variation sur une fragrance



Pas envie de faire de la pub gratuite à ( bip ! ), mais je dois dire que leur campagne 
pour cette nouvelle déclinaison de Shalimar est absolument divine 
( j'aurai simplement évité la base line, qui selon moi arrive 
comme un cheveu sur la soupe avec sa banalité confondante vraiment inutile ). 

I don't want to make some free ad to ( beep! ), but I have to say that their last campaign 
for this new declension of Shalimar is absolutely divine 
( I shall simply have avoided the base line, which according to me comes
like at an awkward moment with its really useless staggering commonness ). 

12.3.11

Petit tracas

Je déteste
quand ma pince à épiler n'attrape plus rien.

Ca a le don de me mettre instantanément en rogne.

11.3.11

Magic Finger


Pablo Picasso en pleine création immortalisé ici par le photographe américain Gjon Mili
dans sa résidence de Vallauris, en 1949.
Génial, non ?

Pablo Picasso in full creation immortalized here by the American photographer Gjon Mili 
in his residence of Vallauris (France), in 1949.
Great, isn't it?


10.3.11

La question de la frite

Selon le magazine Grazia de ce mois-ci, parmi les questions à poser au premier rencard, celle-ci : "Je peux te piquer une frite ?" C'est même la question la plus importante, d'après eux. Car si le mec répond non, on se retrouverait alors face au modèle-type du plus goujat des égoïstes (l'inverse fonctionne aussi). Ca voudrait dire que ce beau brun au regard de velours, là, "n'ira jamais acheter des médicaments si vous êtes malades, n'arrosera jamais les plantes en votre absence et aussi qu'il couchera avec votre meilleure amie". Aucune fille normalement constituée n'a envie de se coltiner un spécimen pareil, si ? 
Je trouve ça très drôle, et je suis plutôt d'accord. Mais aussi, je me permettrais d'ajouter, l'air de rien, comme ça, entre deux mojitos : "Tu es marié ? Tu as une petite copine ?...", tout en espérant que ledit spécimen n'ose mentir déjà... 
Parano, moi ?? Ah ah ah....

Qu'est-ce que vous demanderiez, vous ?

Pour les francophones, le papier Grazia, c'est ici ! 
http://www.grazia.fr/culture/lifestyle/Les-questions-a-poser-lors-d-un-premier-RDV-258001/(pg)/3


According to the Grazia magazine of March, among the questions to ask at a first date, these one: "Can I take you a chips?" It's even the most important question according to them. Cos if the guy answers no, we would meet then in front of model-type of most boor of the selfish men (that also walks in both senses). It would mean that this doe-eyed dark-haired man "will never go to buy medicines if you're sick, will never spray plants in your absence and also that he will sleep with your best friend". Any normally constituted girl doesn't want to get stuck with a similar specimen, right?
I find that very funny, and I rather agree. But also, I would allow discreetly to add, just like that, between two mojitos: "Are you married? Do you have a girlfriend?", while hoping that the aforementioned specimen doesn't dare to lie already...
Paranoiac, me?? Ah ah ah.... 

What would you ask, you?

For the French speakers, the Grazia's article is here!
http://www.grazia.fr/culture/lifestyle/Les-questions-a-poser-lors-d-un-premier-RDV-258001/(pg)/3

8.3.11

Le Sacré-Cœur

( Basilique du Sacré-Cœur ° Paris )

La première fois que j'ai vu le Sacré-Cœur j'avais neuf ans. Je me souviens surtout des dizaines de marches pour y accéder, elles me paraissaient aussi hautes qu'une montagne à gravir. 
Et puis la basilique, toute blanche sur le ciel bleu, assez impressionnante. 
Aujourd'hui j'habite tout près, et c'est toujours un chouette quartier vers lequel se diriger pour 
une flânerie, un brunch ou un shopping dans les mignonnes (et hors de prix) boutiques des Abbesses.

The first time I've seen the Sacré-Cœur I was nine. I especially remember the dozen of stairs in front of it, 
as difficult as a mountain to climb. And then the basilica itself all white on a blue sky, 
quite impressive. Today I live nearby there and that's always a great district to go for a stroll around, 
a brunch or some shopping in the Abbesses's not affordable cute stores. 

6.3.11

Sunny Days in Paris!

( Si si, c'est Paris : au Parc floral ! )

Ces jours-ci la capitale retrouve une lumière, loin de ce ciel gris opaque dont nous autres parisiens sommes d'ordinaire gratifiés. Un soleil insolent perdure depuis quelques jours. Ô joie. 
Les jardins sont noirs de monde.

These days Paris finds a light again, far from this opaque grey sky which us, Parisians people, 
are used to. An insolent sun continues since a couple of days. Ô happiness. 
Gardens are swarming with people.

5.3.11

Le monde du silence

( Le monastère de La Grande Chartreuse ° France )
( Grande Chartreuse Monastery ° France )

D'où je viens il est un endroit atypique et un peu mystérieux niché au cœur de la forêt. Le monastère de La Grande Chartreuse, érigé à 1 200 mètres d'altitude sur le massif montagneux de la Chartreuse, entre Grenoble et Chambéry. Un lieu séculaire, qui abrite l'Ordre des moines chartreux fondé ici en 1084... car des moines vivent là, comme au temps du Nom de la Rose (vous vous souvenez du film avec Sean Connery, bien sûr ?). Ils vivent là, poignée d'hommes abîmés dans la contemplation et le recueillement ; ils n'ont que très peu de contacts avec l'extérieur : d'ailleurs, le monastère ne se visite pas. Les moines sont connus pour être à l'origine de la liqueur au goût de médicament dont le nom, je vous le donne en mille... est la Chartreuse. Connue sans doute de la plupart d'entre vous.
L'intérêt du lieu, si on ne peut le visiter ? Eh bien, déjà, un musée en contrebas relate l'histoire de l'Ordre et l'on peut s'y procurer les produits des Chartreux. Et puis surtout, le cadre majestueux des Alpes forme un écrin autour du monastère. Les balades y sont multiples. Et je vous assure qu'une lichette de liqueur là-haut sur les cimes, c'est euphorisant.

Where I come from there is an atypical and a bit mysterious place in the heart of the forest. The Grande Chartreuse Monastery is based on the Chartreuse mountain between Grenoble and Chambéry, in the French Alps. An ancient place where live there the Order of the Carthusian monks since 1084. It reminds me the Nom de la Rose movie by Jean-Jacques Annaud with Sean Connery, you know what I mean? Thus, a few men live there only worried by prayer and contemplation. They almost see nobody; besides, we can't visit the monastery. But they are particularly known for their famous liquor made with plants. 
So, where is the interest of the place if we can't visit it? Well, first, a museum near the monastery relates the Order's history and we can buy there some products made by the monks. And then, what especially deserves to be seen is the gorgeous landscape all around. We can make so many beautiful walks, and it's heady to drink a little bit of their liquor on the tops, believe me.

4.3.11

Fashion Week, Of Course!

Rue Saint-Honoré, Paris. Le nez au vent, le pas léger, je chantais lalala sous le soleil exactement. Aaah, le soleil de Paris ! Quand il daigne se montrer, quelle joie ! Observer les passants que l'on croise, c'est un plaisir dont on ne se lasse jamais. Je me suis alors rendue compte qu'autour de moi évoluaient des personnes au look ultra pointu. Avec des couleurs franches. Le je-ne-sais-quoi d'original, genre j'ai une veste d'hiver mais attention, "la" veste. Genre non seulement je fais attention à ma veste mais aussi à toute mon allure des pieds à la tête, coiffure et accessoires compris, et c'est top (ça, ça m'a toujours bluffée. Mais comment font-ils ?).

Et puis des filles avec des jambes longues comme ça perchées sur des talons vertigineux ; je n'avais encore jamais vu autant de filles avec des talons pareils, je pensais même que c'était pas humain de déambuler avec dans la rue, que c'était juste bon à rester assise au comptoir d'un bar tendance un verre de Cosmo à la main (c'est pas comme ça qu'elle fait, Carrie Bradshaw ?).

Et puis j'ai vu des gens avec de gros appareils photos en bandoulière ou à la main. Des tas. Ils étaient bien sapés aussi, pour la plupart.

Ok, j'ai vite compris que oui certes, c'est la rue "top branchouille-ultra glam" Saint-Honoré, Colette n'est pas loin (le magasin, pas l'écrivaine), mais que surtout, c'est la fashion week, of course! 

Wouahou, je me retrouvais soudain projetée dans les photos du Sartorialist. Il ne devait pas être loin Scott Schuman, d'ailleurs. Wouhaou, y'a des gens qui sont super stylés, comme ça, dans la rue, pour de vrai.

Un vrai défilé.

Je n'avais jamais approché des modeux d'aussi près.

3.3.11

Souvenir d'une nuit d'été

( La nuit étoilée ° Vincent van Gogh ° 1889 )

Dehors, les grillons
Dans mon sac de couchage
Je respire la nuit

Outside, the crickets
In my sleeping bag
I breath the night


Une nuit d'août 2010. Il était tard, très tard. Quatre personnes dans une tente prévue pour trois. Oh, absolument rien ici qui puisse choquer la morale : un camping, des amies passant à l'improviste, il fallait bien caser tout ce petit monde. La pluie drue s'invita aussi, pas terrible cette météo ardéchoise. La pluie crépitait, là si près au-dessus de nos têtes, un vrai déluge, puis finalement s'est calmée, jusqu'à s'arrêter tout à fait. Lassée par mes tentatives éperdues d'échapper à Émilie qui, abandonnée dans un sommeil bruyant, avait oublié un peu trop vite ce qu'on avait décidé au préalable – on s'allonge et on ne bouge plus ! –, le nez collé au tissu opaque, au bord de l'asphyxie et de la claustrophobie, des envies de meurtre s'amplifiant dangereusement, je décidais au nom de la vie de sortir prendre l'air. De l'air !

Tel l'enfant qui naît, la première bouffée a été libératrice.

Dehors, le paysage en demi-teinte, plein d'eau ; les arbres lourds dont les gouttelettes énormes tombaient à terre avec une précision de métronome ; les dômes des tentes alentours, quelques ronflements en écho de l'un à l'autre ; le cri, au loin, d'un oiseau nocturne. C'était envoûtant comme dans un décor de Tim Burton.

J'ai choisi en dépit de la fraîcheur et du ciel menaçant d'étendre là mon sac de couchage, directement sur les herbes folles couchées par l'orage, et de dormir à la belle étoile.

Belle étoile ? Au-dessus de moi les nuages hostiles ne laissaient rien présager de bon. Une nouvelle averse alors ? Non ! Je scrutais le ciel intensément, murmurant de toutes mes forces je ne sais quelle prière idiote à l'attention de ce Dieu que je ne sollicite que dans les cas extrêmes. Dieu, qu'il ne pleuve plus ! Je ne veux pas retourner dans la tente ! J'ai bien mérité un peu de Ta miséricorde ?...

Parfois les petits miracles se réalisent, si si je le sais, j'en ai vécu un cette nuit-là... Les nuages ont pris de la distance, comme par magie. Ils ont laissé apparaître une étoile. Je crois que c'était l'Étoile du Berger, elle scintillait comme un diamant. Entièrement dévouée à ma nouvelle foi spirituelle, j'ai alors pensé dans un élan mystique des plus fervents qu'elle ne brillait que pour moi. Elle me disait : Ne t'en fais pas, tout ira bien maintenant. Elle avait raison. Le ciel n'a fait que se découvrir, bleu, gris, argenté, plein d'étoiles, de plus en plus d'étoiles. J'ai observé avec émerveillement, bien au chaud dans mon sac de couchage remonté jusqu'au menton, des étoiles filantes, là, au-dessus de ma tête. Cinq, dix étoiles filantes. J'ai entendu le bruit sourd d'un météore se consumant en plein vol. C'était grandiose. Ce spectacle de la nature, juste pour moi. Et les autres qui dormaient à côté du sommeil du juste, bien à l'aise maintenant dans l'habitacle restreint... ils ne savaient pas ce qu'ils manquaient. Et moi je me sentais l'Élue.

Je me suis quand même gelé les miches, mais le sac de couchage avait bien résisté à l'humidité.

2.3.11

La septième couleur

J'ai rêvé ou on va voir de l'indigo sur les fringues dès les beaux jours ? Dans la déco aussi ? En tout cas, moi l'indigo ça me fait illico penser à ça :

I dreamed or we go to see some indigo on clothes from the beautiful days? In the decoration also? In any case, me the indigo that straightaway reminds me that:


Un bout de Grèce.
L'évasion absolue... 
On va prendre un verre ?

A piece of Greece.
The absolute escape...
We go have a drink?

1.3.11

A Mood, A Lifestyle

Ô simple pleasures
Fill my life

I want the comfort of a quill pen pillow 
And any tea from Mariage Frères
In a lost wood house in a valley
Of butterflies and light flowers

I want a balm on my skin
Makes of honey and milk
Under a clear summer sky
Where the temperature is soft

I want raw leather and fresh linen
Brown, beige and dark blue
A white candle, three drops of oil 
And pink woolen tartan 

Look at a chimney fire, eat some crusty bread
– Fluffy trees all around –
Some good friends, a bottle of wine
And a black cat with green eyes


( En Bourgogne ° décembre 2006 )
( Bourgogne ° December 2006 )