16.3.11

Vu de ma fenêtre ° 1

De la fenêtre de mon salon la vue est moche.

J'y vois une rue encombrée par trop de véhicules, de gens plus ou moins pressés, quelques boutiques aux enseignes aveuglantes, une ligne d'immeubles voisins où l'on s'observe parfois d'un œil vaguement inquisiteur, avec ses occupants. Une rue du XVIIIe arrondissement de Paris.

Moche, mais intéressante.
Il s'y passe toujours quelque chose. 

Un jour un chauffeur un peu trop zélé a loupé le virage de la rue de droite, la voiture s'est retrouvée sur le flanc (sans victimes dieu merci). Un autre jour, à quatre heures du matin, des mecs complètement bourrés se battaient au ralenti près du Roi du Café, sur la gauche (c'était très drôle). 

Ca, c'est pour les jours fastes. 

Oui, l'avantage d'habiter au-dessus d'une rue vivante, pas trop haut, au troisième étage, l'avantage donc, c'est qu'il y a toujours quelque chose à voir. Là, par exemple – attendez que je jette un œil dehors... eh bien... là, un grand mec affublé d'un béret gris fait les poubelles ; il en sort trois fringues noires ; apparemment satisfait de sa trouvaille, il repart avec.

Rien de nouveau sous le soleil.


From the window of my lounge the view is ugly.

I see a street blocked by too many vehicles, more or less people in a hurry, a few shops with blinding brands, a line of nearby buildings where, sometimes, we observe each other with its inhabitants with a vaguely inquisitive eye. A street of the XVIIIth district of Paris.

Ugly, but interesting.
There is always something there.

One day a too diligent driver missed the bend of the right street, the car met on the side (without any victims thank God). Another day, at four o'clock in the morning, some guys completely drunk were fighting in slow motion near Le Roi du Café, on the left (it was very funny).
That, it is for lucky days.

Yes, the advantage to live over an alive street, not too high, in the third floor, the advantage thus, it is that it always has something to see there. And there, for instance–wait a minute that I have a look outside... well... there, a tall guy decked out by a grey beret makes trash cans; he takes out three black clothes of it; apparently satisfied by its find, he leaves with. 


Nothing new, actually.

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