2.9.12

Vu de ma fenêtre ° 10

( cherchez l'éléphant )

musique, danseurs en sari, couleurs, senteurs, chevelures d'ébène et torses velus, c'est le cortège des hindous de paname défilant pour ganesh et, accessoirement, pile sous ma fenêtre :)


( femmes portant sur la tête un pot de terre cuite où brûle le camphre )

merci à nos amis d'ailleurs d'avoir égayé la rue, pour l'occasion vidée de ses moteurs bruyants et polluants et laissant place à des émanations envoûtantes d'encens et d'épices. 

( cheval d'hélium prenant la poudre d'escampette )

23.8.12

Métal


Parfois, l'on est attendu quelque part, sans le savoir.
Un jour on vit la rencontre. Son charme : ne pas avoir été provoquée.

Ce fut le cas aujourd'hui avec cette bague de métal.
Je crois qu'elle me va bien.
Je sais qu'elle me suivra longtemps ;
d'ailleurs, je l'ai enroulée à ce doigt et elle ne veut plus en bouger.

C'est un fait... les évidences me rendent sereine.


11.8.12

10.8.12

Drôle de vie

Entre autres choses avouables ces derniers temps, j'ai :

° bichonné le mini-apart, 
° pointé mon nez à Paris-Plages/sur l'Ourcq, 
° acheté plusieurs bouquins d'Haruki Murakami, dont un offert par le libraire 
° vu Jane Eyre, Batman, 360, 
° encaissé un chèque du Trésor Public,
° planifié un voyage de rêve,  
° bu des litres de Perrier et d'eau de coco.

Et puis, en visitant les jardins d'Albert Kahn en ce dernier jour "off" avant la reprise du boulot lundi, je suis tombée sur Saturnia Pyri :


Une chenille grassouillette, guillerette, coquette. 
Dorée à pois bleu turquoise.
Pleine de pattes.

Un jour, elle deviendra Grand Paon de nuit. Mais alors elle ne s'alimentera pas du tout et ne vivra qu'une semaine, entièrement vouée à la reproduction. 

Drôle de petite vie.










21.7.12

Atmosphère ( s )

Hier



Aujourd'hui


24.6.12

Là d'où je viens


Je ne chanterai jamais assez mon amour de la montagne. Mon besoin d'elle. 

Malgré mon genou fragile j'ai voulu aujourd'hui prendre la voiture et parcourir quelques kilomètres pour m'élever davantage. Prendre de la hauteur encore, jusqu'à 1 500 mètres d'altitude. Juste au-dessus de chez mes parents. Sur le chemin les chalets blonds se laissaient admirer. Des années que je n'avais pas emprunté cette route. J'ai retrouvé le lac, le panorama splendide, les nuances innombrables de vert. Et puis le trésor précieux par-dessus tout : le silence. Celui seul que l'on peut entendre sur les sommets. J'aimerais emporter dans une boîte un fragment de ce silence pour l'écouter à l'infini sur mon ipod, dans le métro.


19.6.12

Pour l'éternité

Antonia Fraser :
Si la mort n'existait pas
Comment au milieu de toutes les foules
T'aurais-je jamais rencontré ?

Harold Pinter :
Tu m'aurais trouvé le dos au long bar
Verres levés, 
Un pour toi, un pour moi.

7/8 avril 2002

Et puis...

Vaut-il mieux entendre le brouhaha continu des rues parisiennes (voitures, sirènes diverses, klaxons)

ou, de temps en temps mais tous les jours,

le cri aigu d'une tronçonneuse
le son sourd d'une tondeuse
l'aboiement poussif d'un chien

?

Hum ?

Education

Qu'est-il plus embêtant de dire à un enfant :

"viens, on va bouffer"
ou
"c'est le papa à Mylène"

?

Hum ?

16.6.12

Guimauve



Je ne sais plus où j'ai déniché cette photo, sur l'un des blogs de déco que j'affectionne oui mais lequel ? Tant pis pour l'identification de la source, que Dieu (ou l'auteur) me pardonne, qu'importe. La douceur dégagée par ces trois petits vases de verre surmontés de trois jolis brins de végétal m'étourdit le cœur.  

15.6.12

Guillaume Musso : c'est pas téléphoné

Toujours dans ma période de convalescence post-opératoire, cloîtrée dans le jardin ou au salon selon la météo, je me suis un jour résolu à lire un roman de Guillaume Musso pêché dans la bibliothèque de ma mère.

-- Tu verras, il est bien, m'a-t-elle encouragé, un peu surprise de me voir avec ce genre de bouquin "populaire" entre les mains. En fait j'en étais revenu, de ces auteurs contemporains à succès, depuis l'agréable lecture de La délicatesse. Je faisais moins la snob, tout en luttant encore, soyons honnête, contre certains de mes préjugés.

Elle avait raison.

Autant je décède d'ennui devant du Marc Lévy, autant le Guillaume Musso m'a transportée.

Pourtant, c'était pas gagné cette histoire. Parce-que je t'aime, s'intitule le bouquin. Je découvrai plus tard que tous ses livres avaient un titre puant l'eau de rose : Que serais-je sans toi ?, Sauve-moi, Seras-tu là ?... Au secours ! Ce n'est vraiment pas leur rendre justice. Certes, on y trouve de l'amour et du romantisme, mais on est loin des romans Harlequin.

Ce que j'aime dans l'œuvre de Guillaume Musso, c'est l'intrigue : elle est originale. Elle nous emmène là où l'on s'y attend le moins, sans tomber dans le téléphoné, l'attendu, le trop-évident. Je déteste quand tout est couru d'avance. Et puis, on y trouve toujours un peu de surnaturel.

Son style me fait penser à du Stephen King, en nettement moins poussé toutefois dans la psychologie des personnages. King demeure le maître absolu, le "patron" en la matière, faut pas déconner. 

Alors oui, l'ensemble est trop américanisé à mon goût. Musso adore les Etats-Unis et ça se sent. Mais enfin, ça se lit bien, très bien même. Parfait sur la plage. Sous la couette. Ou dans un transat (ahem). 

En plus, paraît qu'il a commencé à écrire à la suite d'un accident. Non mais qu'est-ce que j'attends, moi ??

5.6.12

Snapshot


Comme un petit air de nostalgie devant ce tricycle rouge

2.6.12

Canap'

Chez Habitat ils font 20% sur les canapés.
Depuis longtemps j'ai envie de changer de canapé.
Non pas que le mien soit pourri, loin de là : son matelas en latex spécial dos sensible m'avait coûté un oeil -- mais quel confort à l'arrivée.
Il n'a pas d'accoudoirs.
Qui a envie d'un canapé sans accoudoirs ?
On n'a pas toujours un homme sur lequel poser sa tête, caler ses pieds, que sais-je encore.
Des accoudoirs, même tous petits.
Oui, mais un canapé convertible, pour les amis de passage.
Oui, mais un canapé aux dimensions riquiquis. On habite Paris... chez soi c'est minuscule.
Un canapé en tissu, gris anthracite, dans l'air du temps.
Avec deux gros coussins en plumes d'oie ou de canard.
En plus, pour une fois j'ai le fric -- mais j'suis pas chez moi.
Loin, même.

C'est quand même balot.

Nota Bene : j'ai jamais commencé le tricot.

25.5.12

Parfum de rose

( rose des montagnes prise dans le jardin cet après-midi )

Lorsqu'on ne se sent pas très bien (suite à une ligamentoplastie par exemple), il est bon de ne jamais trop s'éloigner des petites choses que l'on aime. S'abîmer dans la contemplation, par exemple.

Cette rose rose au coeur mandarine s'offre à la chaleur de mai comme une petite gourgandine.
Elle est fraîche et lumineuse. Je ne peux m'empêcher de penser à Pierre de Ronsard.

Mignonne, mignonne...

14.5.12

Moment parfait

Là tout de suite alors que j'écris je vis un moment parfait. L'un de ces moments où l'alignement des planètes s'accorde à la perfection avec mon humeur.

Un moment "ni trop" "ni trop peu". Un moment "juste assez".

Je suis dans le jardin. Tout est très calme. Quelques sons seulement parviennent à mon oreille : les gris-gris des insectes, le bourdonnement d'une abeille, l'aboiement poussif d'un chien ou le moteur ronronnant d'une voiture au loin.

Le ciel est bleu ciel. Ni marine, ni pâle. Bleu clair. Pas un nuage.

La température est juste assez chaude pour se sentir bien au soleil, sans transpirer. Une petite bise caresse le visage et les pieds nus.

Le linge se balance sur le fil. Tout à l'heure, il sera sec et sentira bon les prés.

Il est seize heures. Et que dure ce moment...

11.5.12

Haiku

J'ai trop délaissé mon attirance pour les haikus. Même que, horreur, je l'ai oublié. Alors que j'ai tout mon temps (et c'est peu dire) pour cela.

Pas contente.

Si je regarde en arrière le cadavre de mes jours, la photo et l'écrit ont eu ma préférence ces derniers temps.

La photo sans technique, au feeling, ou avec la technique du feeling, si on veut. Et à l'aide d'un petit appareil certes modeste mais plutôt performant. L'idée : éterniser l'image juste parce qu'elle me plaît.

L'écrit, moui bon normal.

Mes pieds brûlent sous le soleil de Satan. C'est forcément Satan quand il brûle comme ça. J'ai une pensée pour les Parisiens et tous ceux qui, braves petits soldats, sont obligés de se remettre sur l'ordinateur après le dèj. Ils ne manqueront pas de piquer du nez devant leur écran, avant de s'enfiler un Coca bien frais pour se rafraîchir le cerveau (hummm... je rêve de ce Coca bien frais. Glaçons et rondelle de citron).

Lors de mon break at home, j'ai ôté les restes secs archisecs des géraniums. J'ai laissé la terre vide. Je voulais savoir si, après une longue attente (je ne reviens que dans deux mois), la nature aura réussi à faire son oeuvre malgré tout. Les graines volent au vent, sont transportées par les oiseaux... Quelles surprises dans les jardinières à mon retour ?
Pas folle, j'ai piqueté l'ensemble de bâtonnets de bois (il a fallu en déguster des Magnum vanille). Ces saloperies de pigeons ne viendront pas y frotter leur gros cul à plumes.

J'aime la sonorité de "gratin aux fraises".

Sous mes yeux, un merle avec un ver de terre dans le bec. Il vient tous les jours.

9.5.12

Vu de ma fenêtre ° 9


Clair-Obscur
J'adore cet effet

° Photos toujours brut de pomme, sans bidouillage aucun °

2.5.12

En mode touriste


Derrière Notre-Dame un jardin présente des arbres gentiment alignés,
touffus
et bien verts comme je les aime. Avec un peu d'imagination,
ils ressemblent à une petite forêt où l'on en oublierait Paris.


Là, c'est la vue imprenable depuis la péniche sur la Seine
où l'on a siroté une bière.
L'insidieux balancement de l'embarcation nous a un peu donné la nausée, et la petite bise qui soufflait alors nous a fait éternuer plusieurs fois. Mais, cela en valait la peine.
On était bien, détendus, c'était chouette.

30.4.12

Oiseau de paradis


J'ai trouvé mes plumes d'oiseau de paradis...
Légères comme un souffle de vent,
parfaites pour les soirées d'été !

28.4.12

Hier, à l'expo Tim Burton


Scène de crime !
A la cinémathèque de Paris jusqu'à 5 août 2012

27.4.12

Quand tu as un peu le cafard, monte le son et chante à tue-tête "Dancing Queen" d'ABBA. Et "Gimme! Gimme! Gimme! (a man after midnight)". Danse même, si tu veux. Ca défoule. Et passes-y tout ABBA, d'ailleurs. Ca marche super bien. Z'étaient trop forts ces Suédois. J'te jure ! Please enjoy.

Joies parisiennes

My neighbor is such a dick.

Il pousse sa musique au maximum. Je n'ai qu'à ouvrir la fenêtre, et ça emplit le mini-apart. A ce point-là, c'est pas possible, il est un peu taré. Mais bon, je l'excuse. Car :

° il est équipé de deux énormes enceintes Denon
° je peux écouter du bon son en faisant des économies d'électricité
° là tout de suite, c'est en effet la BO de Drive.

Taré, mais de bon goût.

24.4.12

Petit bonheur


Ca y est... c'est pas grand-chose, mais... 
j'ai sauté le pas :)


Cette bougie embaume un mélange complexe de thé noir épicé, de cumin et de cardamome, 
disent-ils sur leur site. Un parfum "très mystérieux et masculin".
En tout cas très frais.
Et délicieusement envoûtant. 

Maintenant, les vouloir toutes ? Ahahah, comme c'est drôle. Oui.

23.4.12

Héritage

Depuis hier on entend partout "Marine Le Pen a fait un meilleur score que son père, un score historique pour le FN". Mais que dire des 4 enfants Hollande -- Thomas, Clémence, Julien et Flora --, les premiers à avoir, sur deux seconds tours successifs, d'une part leur mère, puis leur père, candidat à l'élection présidentielle ? Ok, ils n'y sont pour rien que je sache, mais ça, c'est du jamais vu, non ?

Juste rond


et gelé.

Citron + eau le frigo tu embaumeras.

22.4.12

Vu de ma fenêtre ° 8


Back to Paris pour quelques jours après deux mois et quel plaisir,
l'avenue urbaine a gagné en beauté avec le renouveau du végétal.
Vive le printemps.

C'est moins moche, c'est sûr.

16.4.12

Incandescence


A la montagne quand il pleut et que la neige pointe, les braises rougeoient... 
Ca fait un peu "gueule du diable" :)

C'est dit !

" Ce qui est dangereux ce n'est pas de coucher, c'est d'aimer "

Emmanuelle, l'anti-vierge

9.4.12

Vu de ma fenêtre ° 7


Ok, ce n'est pas la même fenêtre, mais celle de papa-maman
Elle est quand même vachement mieux la vue, non ?

Pâques, un an plus tard

La délicatesse

Je viens de terminer la lecture de ce livre :


La délicatesse, de David Foenkinos (Ed. Folio).

Je n'avais pas envie de l'acheter à cause du ruban de l'éditeur mentionnant "Bouquin le plus lu de ces derniers temps" ou quelque chose s'en approchant. Et puis, il y avait le film, que je n'ai pas vu °.

J'ai adoré.

Jalouse du style de l'auteur : celui que j'aimerais avoir. Avec cette pointe d'humour et de bonnes idées qui rendent l'ensemble merveilleux.
Une histoire d'amour moderne contée de manière peu banale -- délicate... -- sans tomber dans les clichés.
Une histoire dont on ressort "bien". Avec de bons sentiments dans le coeur.


° Etonnée du choix d'Audrey Tautou dans le rôle de l'héroïne je suis désormais très pressée de le voir.

7.4.12

Snapshot


Je crois que j'aime bien prendre la même photo, mais avec des ambiances différentes.
Celle-ci a été prise à la minute. Elle est le pendant de celle-là, prise la semaine dernière.
Il faisait beau, il faisait chaud. Aujourd'hui, la pluie tombe à grosses gouttes °.

Je ne suis toutefois pas très satisfaite de ce nouveau cliché.

J'ai loupé la minute où le soleil, qui vibrait encore de l'autre côté du ciel,
rendait l'arbre lumineux sur le fond gris foncé. Ses touches de mousse bien vertes 
semblaient phosphorescentes. Mais, le temps d'aller chercher mon appareil photo 
avec les béquilles, la lumière s'était totalement obscurcit. Oh, je déteste être handicapée !

° Le temps d'écrire ces quelques lignes, il grêle sur les primevères ;)
Un bon orage de montagne comme on les aime !

6.4.12

Bleu


Cette photo a été prise il y a quelques jours.
Je la poste ici juste pour se remémorer que le ciel peut avoir cette teinte fabuleuse.

Pensée

Un philosophe polonais aurait dit :

        Il y a des gens formidables
        qu'on rencontre au mauvais moment
        et il y a des gens qui sont formidables
        parce qu'on les rencontre au bon moment.

Je suis d'accord avec la première partie de cette pensée, la suite m'échappe.

2.4.12

Souvenir d'un cheval noir

J'ai toujours aimé les chevaux. Et pourtant, je n'ai pratiqué que deux fois dans ma vie. Sur une plage de Méditerranée à dos de mulet en août 1986 et à Prapoutel, dans ma vingtième année. Je me souviens surtout de bestioles impressionnantes qui avaient très vite saisi le peu d'expérience de leur cavalier d'un jour et n'en avaient fait qu'à leur tête. Je garde aussi le souvenir très vif, suite à ma deuxième expérience en la matière, d'une gêne et de douleurs très désagréables alors que mes seins sautaient dans tous les sens à chaque trot de mon hôte. L'équitation n'est pas le meilleur allié des poitrines rondelettes.

Un jour d'ennui profond comme on peut parfois les connaître à seize ans, j'étais allée rendre visite à ma grand-mère ; elle n'était pas là ; j'avais alors suivi le petit chemin au-dessus de chez elle, à flanc de montagne, pour rejoindre une très vieille grange à demi-écroulée d'où l'on pouvait admirer le panorama sur le village et les sommets alentours. Je m'étais assise à mi-chemin sur une grosse pierre pour regarder le vaste champ à mes pieds d'où s'ébrouaient quelques chevaux.

L'un d'eux d'un coup s'était mis à galoper comme un fou, crinière au vent, comme pour se dégourdir les pattes. Il était très beau. Sa robe couleur de nuit luisait au soleil. Le bruit de ses sabots résonnait dans le sol. Il était en pleine santé et doté d'une énergie puissante.

Et puis, je ne sais trop comment, il s'était retrouvé devant moi. Il avait stoppé net sa course, voyant là une petite d'hommes tranquille sur sa pierre occupée à l'observer. Il se tenait planté sur ses quatre fers, tressaillant, le naseau vibrant, figé dans l'éternel, son regard plongé dans le mien. Oui, ce cheval et moi on se regardait droit dans les yeux, à deux mètres de distance l'un de l'autre, séparés par le fil électrique qui délimitait le champ. Je n'osais pas bouger. J'étais subjuguée. Lui ne bougeait toujours pas. Seuls ses muscles, parcourus de spasmes nerveux, le distinguaient d'une statue d'ébène. Et son regard. Intense, direct. Le temps s'était suspendu. Que se passait-il dans sa tête ? Dans la mienne, rien. Subjuguée.

Puis il a continué sa course folle, le temps a repris son cours, et je suis partie. Sans aller jusqu'à la vieille grange. Consciente d'avoir vécu un instant rare, de ces moments où, peut-être, l'homme et l'animal se rencontrent vraiment.

30.3.12

Snapshot


Bois de pas santal mais bien rangé

29.3.12

Snapshot


Je n'aime pas l'association du vert et du bleu, sauf dans la nature

27.3.12

Le Monde d'hier

En ce moment, les pieds en éventail au soleil (enfin plutôt en faisant mes exercices de kiné pour le genou), je lis ça :


Le Monde d'hier, de Stefan Zweig (Ed. Le livre de poche).

Il s'agit des mémoires de cet homme de lettres autrichien, à la fois poète, écrivain, biographe et journaliste, né en 1881 à Vienne et mort en 1942 au Brésil, à l'âge de 60 ans. 

Zweig évoque ici, avec bonheur et tendresse, une époque révolue, celle de sa jeunesse dans l'Europe de 1900, une jeunesse bourgeoise. Il décrit avec la facilité qu'on lui connaît la Vienne d'avant-guerre, où la vie semblait s'écouler avec tant de grâce dans un environnement parfaitement culturel et joliment distingué. Et puis le jeune Zweig a beaucoup voyagé -- plus tard aussi d'ailleurs, il n'aura de cesse de partir à la découverte du monde. J'ai aimé ses "voyages de découverte" d'un pays, à travers une ville le plus souvent. Quel luxe de pouvoir se dire : Hum, comment vit-on à Londres, à Paris ? Et d'y aller librement, d'y séjourner le temps voulu, le temps de sentir l'atmosphère, les moeurs, les habitudes, d'y rencontrer "les grands hommes". Ainsi Zweig aura-t-il fréquenté Paul Verhaeren, Sigmund Freud, Richard Strauss, Georges Bernanos, James Joyce, et tant d'autres. 

En tant que grand témoin d'un monde en mouvement il montre aussi la montée du nationalisme, le bouleversement des idées au lendemain de la Grande Guerre, l'arrivée au pouvoir d'Hitler jusqu'au "suicide de l'Europe". Ces évènements dramatiques ne sensibilisent pas seulement l'écrivain, ils touchent également l'homme. Zweig les retranscrit avec une belle précision de mémoire et une foultitude de détails, tous ces détails qu'on ne trouve pas dans les livres d'histoire mais bien sous la plume émotionnelle d'un individu qui les a vécu.  

Je crois que l'on est encore plus émus par Le Monde d'hier quand on sait que l'auteur l'a rédigé alors qu'il avait déjà entrepris le dessein de se suicider, ne supportant plus l'écroulement de l'Europe.

23.3.12

Rouge Secret

Ou plutôt, Secret Rouge, de Petite Mendigote. Je les aies ! Sur le fil du rasoir. Sont pas trop jolies ? Un brin originales, tout bien, avec le petit centimètre de talon nécessaire vu que ce n'est pas demain la veille que je vais reporter des talons (à cause du genou, pour ceux qui suivent ;) Laisse tomber la neige, je les a-dore. Si elles ne me vont pas, je vais être très, très déçue. Mais elles m'iront ! Je le sens. Aaah, ça fait du bien de se faire un petit plaisir coupable en ces temps de mobilité forcée.

22.3.12

Simone

Faut-il toujours avoir un sujet de post pour, si ce n'est étonner, du moins intéresser le potentiel lecteur ?


Aujourd'hui rien n'a été meilleur qu'un cataplasme fait d'un mélange d'argile et d'huile essentielle de menthe sur mon genou traumatisé.

Puis, le moment où le soleil a daigné s'approprier le ciel et les toits aux tuiles rouges, rebondissant sur la moindre trace de végétation -- et ici, dans les Alpes, la végétation abonde. Il a chauffé le front et rosit les joues.

Sous ce même soleil tardif, le moment où j'ai terminé l'autobiographie de Simone Veil (Une vie, Ed. Le livre de poche). Je n'ai pas oublié l'avoir croisée à Paris. Nous étions sur le même trottoir. Elle arrivait. Je me souviens de son visage : finement ridé, toujours belle malgré le poids des ans et les coups de massue assénés par la vie (à 16 ans, elle fut déportée à Auschwitz avec une partie de sa famille, personne ne l'ignore). Je lui souris ; un sourire franc qui venait du fond du coeur. Avec ce sourire je lui disais mon respect, ma joie de cette rencontre fortuite, et aussi merci. Merci madame Simone Veil pour vos combats en faveur des femmes, merci pour leurs libertés, merci pour la loi contre l'avortement. Elle me répondit d'un sourire merveilleux et d'un petit hochement de tête en guise de salut. Dans son sourire à elle, un sourire doux, j'ai lu la compréhension de mon sourire. Et dans ses yeux clairs, pétillants d'intelligence et de vie, une complicité de femmes. Cette rencontre est à ce jour l'une des plus belles de ma vie.


On ne sait jamais où un post peut nous mener, n'est-ce pas ?

14.3.12

Humain après tout

Humanoid, j'adore cette foutue marque de fringues néerlandaise, c'est simple je veux tout.

Un jour quelqu'un m'a dit : "C'est minimaliste chez toi", cette personne ne sachant pas qu'elle énonçait-là un compliment, ne pouvant vivre elle-même sans un gros fouillis rassurant et dénué de charme. Oui, je recherche la simplicité et la qualité autant que faire se peut, c'est-à-dire selon mes goûts et mes moyens et, entre nous, chez moi ce n'est pas non plus l'intérieur de Kenzo Takada, bien que j'en rêve.

Bref.

Humanoid donc. Je ne sais plus comment j'ai atterri sur leur site. J'ai tout de suite flashé, genre voilà, je n'ai plus à chercher, j'ai atteint le Graal de ma quête de la fringue rêvée dans le tissu rêvé aux teintes rêvées... J'y ai retrouvé mon goût du simple allié au beau. Juste un gros hic : les prix, comme souvent dans ce cas. Mmmh, un legging à 83 euros, est-ce bien raisonnable ? Rhaaa, il est parfait ! Quand même, c'est bien au-dessus de ce que je m'autorise habituellement... Le pire, me connaissant : je pourrais tout à fait être assez folle pour craquer.

Folle ok ça passe, mais stupide, ça non merci.
Je m'en vais faire un tour sur le net ; y'a forcément des promos Humanoid qui traînent.

Allez, ciao. J'ai à faire.

11.3.12

Jésus

Absolument ravie de retrouver mes montagnes chéries demain. Etourdissement.
Du vert, du soleil, des amis et Petit Neveu : le bonheur pour un genou en convalescence.

Un jour, je finirais dans les alpages avec le berger, le troupeau, là où tout a commencé, pourvu qu'il y ait une connexion ADSL.

Je tricoterais des gilets en laine de mouton que les frileux du monde entier s'arracheront (il est donc temps que je m'y mette, au tricot). Et encore, je ne parle pas des fromages de brebis que le berger, mon mari buriné aux mains solides, fabriquera selon la quantité de lait disponible. Un délice "que ce serait Dieu lui-même qui les aurait faits, ils n'en seraient pas meilleurs", dirait-il.

Notre enfant naîtra dans la paille après que j'eus souffert mille douleurs mais fièrement comme une bonne paysanne.

On l'appellera Jésus, même si c'est une fille.


Ok, time to sleep.
Rideau.
'Night °

10.3.12

Du tricot ?

J'ai vraiment bien choisi mon pseudo sur ce blog... Même mes béquilles sont mauves, ahaha. Je n'y suis pour rien, elles m'ont été données d'office par la pharmacienne.

C'est marrant... Quand on désire avec force quelque chose, mais que ce désir se place au second plan quelque part dans notre tête (dans le subconscient ? l'inconscient ? je ne sais plus), il finit par se concrétiser. Je l'ai observé plusieurs fois déjà au cours de ma vie. Ce "phénomène" vient de se manifester de nouveau, récemment. Après un an sans vacances avec un boulot allant à l'encontre de mon biorythme (comprendre par-là avec un lever avant l'aube), épuisée par le manque de sommeil et tout le reste, je ne souhaitais qu'une chose depuis plusieurs semaines : des vacances. Du temps pour se reposer. Décrocher.

Bon, bah voilà, je l'ai, ce temps. 

Je l'ai, depuis que le LCA gauche est rompu.

J'ai désormais tout mon temps pour dormir et paresser, vu que depuis deux semaines ma seule activité intellectuelle et physique s'est réduite à négocier au mieux le trajet lit-canapé-salle de bains (en faisant un crochet par la cuisine) sans trop morfler.

Il est temps d'aborder une activité inédite. Et pourquoi pas le tricot ? Wow, à 02h17 l'idée me semble lumineuse !

Ok, on verra ce qu'il en restera demain. Mine de rien, j'ai... so.... mmeil..........
Ce sera tout pour aujourd'hui.

Night night.

8.3.12

Vivre dans un film de Jane Campion

Par une après-midi crépitante de pluie sur les carreaux je regardais Bright Star de Jane Campion, et tout me ravit.

La lenteur. Les jardins anglais. Le romantisme éperdu : les mains des amants se caressant l'une et l'autre, légèrement, s'entremêlant, la poésie où une simple idée est énoncée avec des arabesques fleuries, où dix, vingt mots précisément choisis prennent la place d'un.

Les tissus. Quel soin apporté aux tissus, quelle délicatesse dans la transparence raffinée d'un voile de lin ! Je veux saluer le travail des costumiers et des décorateurs. On ressent la recherche du beau, de l'harmonieux, du subtil. C'est très réussi, que ce soit dans l'étoffe brute des robes de l'héroïne comme dans le bois patiné du manoir, le crépitement d'une bougie ou le son un peu rugueux de la caresse sur les pages d'un livre.

Dès les premières minutes, j'ai su que je voulais vivre dans ce film de Jane Campion.

Mais, je n'aurais pas été la muse. J'aurais été moi-même le poète inspiré par l'objet de son amour, publiant un recueil écrit avec des larmes de sang, enfouissant mon visage dans l'oreiller en plumes ou m'enfonçant dans les herbes folles du verger ; assise contre un tronc d'arbre croquant une pomme ou dans un fauteuil club près de la cheminée, un chat endormi sur les genoux, le front soucieux dans la recherche du mot juste, la plume à la main grattant le papier épais : crr-crr-crr, crr-crr-crr.

Je me serais noyée dans des tourments fabuleux, car je n'aurais su concevoir l'amour autrement que comme impossible, malheureux et intense.

J'aurais gravé le nom de mon amour sur le coeur comme Ugolin avait cousu le ruban.

J'aurais aimé follement, passionnément, douloureusement. Comme dans la vie, finalement.

4.3.12

La claque

Cela fait maintenant douze jours que mon genou gauche n'est plus tout à fait ce qu'il était, le ligament croisé antérieur ayant été rompu suite à un accident de vélo (dû à un tiers, salaud !) dans Paris la belle. Hier, j'apprenais qu'une opération allait sans doute être nécessaire, réduisant à néant tous mes chouettes projets pour les trois mois à venir.

C'est fortement démoralisée que je me rendais ensuite chez des amis d'amis, honorant malgré tout leur invitation à dîner. Je ne les connaissais pas. Le père, jeune, affable et joyeux, venait de retrouver son fils de quatorze ans et sa fille de neuf ans pour les vacances scolaires. Si l'adolescent était affublé d'un QI supérieur à la norme, la petite, au contraire, présentait des troubles du comportement liés à une sombre malformation congénitale. Son cerveau avait la maturité d'un enfant de deux ans. Elle était victime de spasmes récurrents dont la fréquence l'obligeait à porter un casque en permanence, par sécurité. Nous avons d'ailleurs été témoins de l'un de ces spasmes. C'est chose éprouvante que de voir cette pauvre petite subitement tétanisée, tête la première sur la table du salon, faisant voler au passage le bol de cacahouètes, les membres révulsés durant quelques longues secondes. Je pensais à une scène de L'Exorcisme d'Emily Rose.

Comme si cela n'était pas suffisant, j'apprenais au fil de la soirée que le père était en rémission d'une troisième récidive d'un cancer des testicules.

Mais malgré ces bâtons dans les roues de leur vie ces gens-là avaient décidé de faire face sans se victimiser. Sans s'apitoyer sur leur sort. En se battant du mieux qu'ils pouvaient. Ca fait cliché ? Sur le papier, oui, peut-être. Pas lorsqu'on les rencontre.

Le dîner avançant, je relativisais définitivement mon sort.

Je vais souvent penser à eux, c'est sûr.

11.2.12

Histoire un peu vraie

Un très bon ami à moi, dont je respecterai l'anonymat à sa demande, plus fourni en produits de beauté que les filles d'Into the Gloss, adorait s'enduire d'antirides après la douche. S'il avait pu choisir, il aurait préféré ne pas se brosser les dents plutôt que faire l'impasse sur son baume plein de promesses. Il avait investi dans un petit pot très lourd et très cher, pas tout à fait dupe d'utiliser-là un remède miracle mais il avait, tout du moins, la satisfaction d'y croire le temps de l'application.

Or, c'est à partir de ce moment que ça dégénérait gravement. A l'application. Car là où la main doit se faire légère comme la caresse d'une aile de papillon, là où la pulpe des doigts est censée effleurer l'épiderme, mon ami y allait comme un bourrin. Ni plus, ni moins. A grands coups de mouvements saccadés, malaxant la peau comme d'autres tannent le cuir, le tout grimaçant comme si cette activité lui requérait une grande force physique (telle que, abattre un arbre à la hache). En un mot, annulant tous ses efforts au fur et à mesure de leur effet.

A l'âge où pointent les premières rides, où la peau évolue, la tentation est grande de se tartiner la face de crèmes en tous genres. Mais, la peau n'est pas du cuir. La peau se respecte avec douceur. La peau aime la légèreté. Et surtout... qu'on la laisse tranquille.

°

10.2.12

Vu de ma fenêtre ° 7


C'était plus gai l'été

Et là je réalise que l'autre photo n'a pas été prise en été comme je le pensais mais en avril.
L'an dernier à cette même période, c'était l'été à Paris.
Dingue. Tellement besoin de vert...

9.2.12

Ivresse des sens

L'autre jour, comme ça, sans crier gare, voilà que tombe du ciel une place pour Le lac des cygnes.

Mon premier ballet. Enfin.

L'orchestre en live, la grâce époustouflante d'Irina Kolesnikova... Pfff, j'étais émue ! C'était trop beau.

Sinon, ça pèle sa mémé, heureusement, y'a l'hysope de papa. (Comment, vous ne connaissez pas l'hysope de papa ?... Un vrai piège à garçons ce truc. Pas sûr que papa y ait pensé.)

( liqueur d'hysope "home made" )

5.2.12

Just Posted A Photo (qu'ils disent sur Twitter)


C'est pas ma faute, je ne m'en lasse pas.
Une copine me reprochait de toujours m'extasier devant l'architecture, 
les paysages, 
le beau.

Quel dommage qu'elle ne comprenne pas.

27.1.12

Lumière d'hiver

( Notre-Dame de Paris ° )

J'aime bien cette photo prise en fin d'après-midi aujourd'hui. La lumière d'hiver, particulièrement claire et profonde et le rendu plutôt flou de mon petit Nokia donnent à cette image une matière plus proche de la peinture que de la photo.

Oui, la lumière était riche et dense aujourd'hui, elle a rendu la réalité plus réelle, comme lorsque chaque détail se détache de l'ensemble et où l'ensemble est sublimé par cette lumière même... Comme si soudain, l'on voyait mieux. Comme si le monde autour de soi était plus présent. 

Nulle trace des badauds ni du béton de la ville dans cette image, juste cette cathédrale millénaire, "joyau gothique", le ciel à la présence insolente et cette enveloppe de lumière fabuleuse. J'aurai pu choisir une photo plus nette pour mieux illustrer mon propos mais j'ai préféré ce "presque tableau" un peu irréel et qui exprime parfaitement, selon moi, toute la poésie de ce moment.

26.1.12

Deux ou trois choses...

Deux ou trois choses qui m'ont interpellée dans les médias dernièrement.

Que la question de laisser leur carte de presse aux journalistes du Petit Journal se soit posée. L'information, on peut la traiter sous plusieurs angles, non ? La "ligne éditoriale" de ce divertissement (le mot est lâché, et alors) est entre autre de montrer ce qui ne l'est pas devant les caméras. Oui, la politique c'est du sérieux mais quand un support démontre qu'on nous prend pour des glands, moi je suis pour.

Que Zahia soit devenue la nouvelle chouchoute de Lagerfeld. Ok, elle fait bien de surfer sur la vague de sa notoriété celle-ci, surtout si ça peut lui rapporter du business sans (trop) montrer ses fesses pour une fois mais vraiment, y'a plus de valeur à rien ni de morale ? Cette fille a été prostituée, ou escort-girl, c'est du pareil au même. Le "cadeau d'anniversaire" d'un footballeur réputé. Mon Dieu. Quand je pense que depuis, sa femme et lui ont fait autre enfant. Comme le couple Beckham, il y a quelques années, au lendemain des révélations de la maîtresse espagnole. Genre "on s'aime on est soudés plus que jamais"... Bref, je m'éloigne. Lagerfeld représente la maison Chanel depuis vingt ans, le chic à la française, l'élégance, la distinction. Il l'a oublié ?

Ce monde, parfois, me désole.

25.1.12

Le jour où j'ai failli rencontrer Jude Law

Voilà que je tombe sur un article du figaro.fr où Jude Law, en promo pour Sherlock Holmes 2, est interviewé.

Je m'insurge : je ferais aussi bien l'interview que ce journaliste poussiéreux (l'interview est filmée) à l'accent aussi travaillé qu'un élève de 6e LV1 anglais. Mais oui, pourquoi ne pas envoyer une jeune personne à la place ? Ca fait plus sérieux d'envoyer un journaliste poussiéreux ? A quand des questions funky posées aux acteurs ? Le cinéma est un gros business mais pourquoi prendre tout cela avec autant de sérieux...

Jude, Jude... Ok, l'interviewer en face-à-face aurait été nettement plus valorisant que de l'apercevoir là-bas tout petit sur la scène du Grand Rex lors de l'avant-première du film, jeudi dernier. Sans coupe de champagne offerte par la prod, contrairement à ce que nous avions prévu. Et vas-y que je te mate la daube de Guy Ritchie pendant deux heures avec trois mille autres pauvres bougres tout tordus sur leur strapontin de velours, les genoux sous le menton, le dos en miettes, plus proches de l'évanouissement que de l'extase tant la salle, au dénivelé impressionnant, donne le vertige. On est sortis de là soulagés de retrouver l'odeur fétide du métro, c'est dire.

La prochaine fois, j'attendrais la diffusion du reportage de "50 minutes inside" (genre).

9.1.12

Vu de ma fenêtre ° 6

Oh, que la Lune est belle ce soir...

( photo prise avec mon petit Canon Ixus 210 )

8.1.12

L'amour fou

Ils s'étaient croisés en 1957 aux funérailles de Christian Dior, le maître, avant de se rencontrer un an plus tard. Lui : Yves Saint Laurent, 21 ans, couturier génial ; la succession artistique de la prestigieuse maison de couture lui revint malgré son jeune âge. Lui : Pierre Bergé, quelques années de plus. Entre eux, était né l'amour fou.

Deux vies liées hors du commun relatées par celui qui reste, Pierre Bergé, le double, le mécène, le compagnon fidèle, dans le documentaire intitulé L'amour fou et que j'ai eu l'immense plaisir de voir aujourd'hui (enfin). Pierre Bergé qui, après la mort d'Yves Saint Laurent le 1er juin 2008, décida la mise en vente de la vaste collection d'art rassemblée par le couturier et lui-même. La "vente du siècle", ainsi nommée par les médias, eut lieu du 23 au 25 février 2009 au Grand Palais, à Paris. Juste avant les amoureux des belles choses et autres curieux pouvaient aller voir les objets exposés avant qu'ils ne s'envolent vers d'autres horizons. Pour des raisons qui me sont propres, je n'y suis pas allée. Je savais que j'allais le regretter. Les enchères ont rapporté 373,5 millions d'euros.

Il a dit : "Je sais que tout cela, demain, va partir. Je sais que ceux qu'on peut appeler "les croque-morts de l'art" vont venir et vont emmener ces meubles, ces tableaux, ces sculptures, ces objets d'art - ce qui veut dire, quoi : une partie de mon âme ? une partie de ma vie ? - et vont livrer tout cela au feu des enchères. Mais vous savez, perdre quelqu'un avec lequel on a vécu - avec des hauts et des bas, c'est une autre histoire - pendant cinquante ans, à qui j'ai fermé les yeux, vous savez, c'est autre chose que de voir ces objets d'art s'en aller."


( Yves Saint Laurent & Pierre Bergé, chez eux, à Paris )

2.1.12

Happy 2012!


Arf et voici qu'en deux-deux 2012 s'impose...

Je souhaite à tous ceux qui passeront sur ce blog, par hasard ou par envie, une belle et douce année,
un peu folle et gourmande de tout.

My best wishes to all the people who come here, by chance or because they are in the mood for it, a year a bit crazy and beautiful!