11.2.12

Histoire un peu vraie

Un très bon ami à moi, dont je respecterai l'anonymat à sa demande, plus fourni en produits de beauté que les filles d'Into the Gloss, adorait s'enduire d'antirides après la douche. S'il avait pu choisir, il aurait préféré ne pas se brosser les dents plutôt que faire l'impasse sur son baume plein de promesses. Il avait investi dans un petit pot très lourd et très cher, pas tout à fait dupe d'utiliser-là un remède miracle mais il avait, tout du moins, la satisfaction d'y croire le temps de l'application.

Or, c'est à partir de ce moment que ça dégénérait gravement. A l'application. Car là où la main doit se faire légère comme la caresse d'une aile de papillon, là où la pulpe des doigts est censée effleurer l'épiderme, mon ami y allait comme un bourrin. Ni plus, ni moins. A grands coups de mouvements saccadés, malaxant la peau comme d'autres tannent le cuir, le tout grimaçant comme si cette activité lui requérait une grande force physique (telle que, abattre un arbre à la hache). En un mot, annulant tous ses efforts au fur et à mesure de leur effet.

A l'âge où pointent les premières rides, où la peau évolue, la tentation est grande de se tartiner la face de crèmes en tous genres. Mais, la peau n'est pas du cuir. La peau se respecte avec douceur. La peau aime la légèreté. Et surtout... qu'on la laisse tranquille.

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