22.3.12

Simone

Faut-il toujours avoir un sujet de post pour, si ce n'est étonner, du moins intéresser le potentiel lecteur ?


Aujourd'hui rien n'a été meilleur qu'un cataplasme fait d'un mélange d'argile et d'huile essentielle de menthe sur mon genou traumatisé.

Puis, le moment où le soleil a daigné s'approprier le ciel et les toits aux tuiles rouges, rebondissant sur la moindre trace de végétation -- et ici, dans les Alpes, la végétation abonde. Il a chauffé le front et rosit les joues.

Sous ce même soleil tardif, le moment où j'ai terminé l'autobiographie de Simone Veil (Une vie, Ed. Le livre de poche). Je n'ai pas oublié l'avoir croisée à Paris. Nous étions sur le même trottoir. Elle arrivait. Je me souviens de son visage : finement ridé, toujours belle malgré le poids des ans et les coups de massue assénés par la vie (à 16 ans, elle fut déportée à Auschwitz avec une partie de sa famille, personne ne l'ignore). Je lui souris ; un sourire franc qui venait du fond du coeur. Avec ce sourire je lui disais mon respect, ma joie de cette rencontre fortuite, et aussi merci. Merci madame Simone Veil pour vos combats en faveur des femmes, merci pour leurs libertés, merci pour la loi contre l'avortement. Elle me répondit d'un sourire merveilleux et d'un petit hochement de tête en guise de salut. Dans son sourire à elle, un sourire doux, j'ai lu la compréhension de mon sourire. Et dans ses yeux clairs, pétillants d'intelligence et de vie, une complicité de femmes. Cette rencontre est à ce jour l'une des plus belles de ma vie.


On ne sait jamais où un post peut nous mener, n'est-ce pas ?

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