24.6.12

Là d'où je viens


Je ne chanterai jamais assez mon amour de la montagne. Mon besoin d'elle. 

Malgré mon genou fragile j'ai voulu aujourd'hui prendre la voiture et parcourir quelques kilomètres pour m'élever davantage. Prendre de la hauteur encore, jusqu'à 1 500 mètres d'altitude. Juste au-dessus de chez mes parents. Sur le chemin les chalets blonds se laissaient admirer. Des années que je n'avais pas emprunté cette route. J'ai retrouvé le lac, le panorama splendide, les nuances innombrables de vert. Et puis le trésor précieux par-dessus tout : le silence. Celui seul que l'on peut entendre sur les sommets. J'aimerais emporter dans une boîte un fragment de ce silence pour l'écouter à l'infini sur mon ipod, dans le métro.


19.6.12

Pour l'éternité

Antonia Fraser :
Si la mort n'existait pas
Comment au milieu de toutes les foules
T'aurais-je jamais rencontré ?

Harold Pinter :
Tu m'aurais trouvé le dos au long bar
Verres levés, 
Un pour toi, un pour moi.

7/8 avril 2002

Et puis...

Vaut-il mieux entendre le brouhaha continu des rues parisiennes (voitures, sirènes diverses, klaxons)

ou, de temps en temps mais tous les jours,

le cri aigu d'une tronçonneuse
le son sourd d'une tondeuse
l'aboiement poussif d'un chien

?

Hum ?

Education

Qu'est-il plus embêtant de dire à un enfant :

"viens, on va bouffer"
ou
"c'est le papa à Mylène"

?

Hum ?

16.6.12

Guimauve



Je ne sais plus où j'ai déniché cette photo, sur l'un des blogs de déco que j'affectionne oui mais lequel ? Tant pis pour l'identification de la source, que Dieu (ou l'auteur) me pardonne, qu'importe. La douceur dégagée par ces trois petits vases de verre surmontés de trois jolis brins de végétal m'étourdit le cœur.  

15.6.12

Guillaume Musso : c'est pas téléphoné

Toujours dans ma période de convalescence post-opératoire, cloîtrée dans le jardin ou au salon selon la météo, je me suis un jour résolu à lire un roman de Guillaume Musso pêché dans la bibliothèque de ma mère.

-- Tu verras, il est bien, m'a-t-elle encouragé, un peu surprise de me voir avec ce genre de bouquin "populaire" entre les mains. En fait j'en étais revenu, de ces auteurs contemporains à succès, depuis l'agréable lecture de La délicatesse. Je faisais moins la snob, tout en luttant encore, soyons honnête, contre certains de mes préjugés.

Elle avait raison.

Autant je décède d'ennui devant du Marc Lévy, autant le Guillaume Musso m'a transportée.

Pourtant, c'était pas gagné cette histoire. Parce-que je t'aime, s'intitule le bouquin. Je découvrai plus tard que tous ses livres avaient un titre puant l'eau de rose : Que serais-je sans toi ?, Sauve-moi, Seras-tu là ?... Au secours ! Ce n'est vraiment pas leur rendre justice. Certes, on y trouve de l'amour et du romantisme, mais on est loin des romans Harlequin.

Ce que j'aime dans l'œuvre de Guillaume Musso, c'est l'intrigue : elle est originale. Elle nous emmène là où l'on s'y attend le moins, sans tomber dans le téléphoné, l'attendu, le trop-évident. Je déteste quand tout est couru d'avance. Et puis, on y trouve toujours un peu de surnaturel.

Son style me fait penser à du Stephen King, en nettement moins poussé toutefois dans la psychologie des personnages. King demeure le maître absolu, le "patron" en la matière, faut pas déconner. 

Alors oui, l'ensemble est trop américanisé à mon goût. Musso adore les Etats-Unis et ça se sent. Mais enfin, ça se lit bien, très bien même. Parfait sur la plage. Sous la couette. Ou dans un transat (ahem). 

En plus, paraît qu'il a commencé à écrire à la suite d'un accident. Non mais qu'est-ce que j'attends, moi ??

5.6.12

Snapshot


Comme un petit air de nostalgie devant ce tricycle rouge

2.6.12

Canap'

Chez Habitat ils font 20% sur les canapés.
Depuis longtemps j'ai envie de changer de canapé.
Non pas que le mien soit pourri, loin de là : son matelas en latex spécial dos sensible m'avait coûté un oeil -- mais quel confort à l'arrivée.
Il n'a pas d'accoudoirs.
Qui a envie d'un canapé sans accoudoirs ?
On n'a pas toujours un homme sur lequel poser sa tête, caler ses pieds, que sais-je encore.
Des accoudoirs, même tous petits.
Oui, mais un canapé convertible, pour les amis de passage.
Oui, mais un canapé aux dimensions riquiquis. On habite Paris... chez soi c'est minuscule.
Un canapé en tissu, gris anthracite, dans l'air du temps.
Avec deux gros coussins en plumes d'oie ou de canard.
En plus, pour une fois j'ai le fric -- mais j'suis pas chez moi.
Loin, même.

C'est quand même balot.

Nota Bene : j'ai jamais commencé le tricot.