15.6.12

Guillaume Musso : c'est pas téléphoné

Toujours dans ma période de convalescence post-opératoire, cloîtrée dans le jardin ou au salon selon la météo, je me suis un jour résolu à lire un roman de Guillaume Musso pêché dans la bibliothèque de ma mère.

-- Tu verras, il est bien, m'a-t-elle encouragé, un peu surprise de me voir avec ce genre de bouquin "populaire" entre les mains. En fait j'en étais revenu, de ces auteurs contemporains à succès, depuis l'agréable lecture de La délicatesse. Je faisais moins la snob, tout en luttant encore, soyons honnête, contre certains de mes préjugés.

Elle avait raison.

Autant je décède d'ennui devant du Marc Lévy, autant le Guillaume Musso m'a transportée.

Pourtant, c'était pas gagné cette histoire. Parce-que je t'aime, s'intitule le bouquin. Je découvrai plus tard que tous ses livres avaient un titre puant l'eau de rose : Que serais-je sans toi ?, Sauve-moi, Seras-tu là ?... Au secours ! Ce n'est vraiment pas leur rendre justice. Certes, on y trouve de l'amour et du romantisme, mais on est loin des romans Harlequin.

Ce que j'aime dans l'œuvre de Guillaume Musso, c'est l'intrigue : elle est originale. Elle nous emmène là où l'on s'y attend le moins, sans tomber dans le téléphoné, l'attendu, le trop-évident. Je déteste quand tout est couru d'avance. Et puis, on y trouve toujours un peu de surnaturel.

Son style me fait penser à du Stephen King, en nettement moins poussé toutefois dans la psychologie des personnages. King demeure le maître absolu, le "patron" en la matière, faut pas déconner. 

Alors oui, l'ensemble est trop américanisé à mon goût. Musso adore les Etats-Unis et ça se sent. Mais enfin, ça se lit bien, très bien même. Parfait sur la plage. Sous la couette. Ou dans un transat (ahem). 

En plus, paraît qu'il a commencé à écrire à la suite d'un accident. Non mais qu'est-ce que j'attends, moi ??

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