2.2.13

Enfin février

Précédemment, dans ma vie... (je n'avais et n'ai toujours pas prévu de faire de ce blog un journal intime 2.0 mais, parfois c'est tentant)

je n'ai pas souhaité de bonne année ici. Ce qui est dommage, cette photo pouvant se prêter très bien à l'exercice :

( vue depuis un coin des Tuileries, un soir d'été ° Paris 2011 )


je n'ai pas publié de bilan de mon année 2012 "so" spéciale. ça, c'est sûr, j'avais eu le temps de m'épancher sur mon histoire de genou brisé et opéré pendant que je la vivais, et qui m'avait valu six mois de farniente dont je rêve encore aujourd'hui (sans genou brisé toutefois, si possible). 

après, je n'ai plus eu le temps, ou l'envie, d'écrire. 

j'ai repeint mon apart en blanc craie, changé la déco et apporté une touche finale à tous les petits travaux nécessaires pour faire de ce lieu un lieu propre, qui me ressemble, où je me sens bien, l'idée étant de faire abstraction de son étroitesse et de son environnement pas forcément très zen.

j'ai voyagé. j'avais tellement besoin d'élargir mon horizon après avoir compté des semaines durant, pendant ma convalescence, les brins d'herbe du jardin alpin de mes parents ! 

j'ai réalisé deux vieux rêves. 

( c'était méga important de finir l'année sur de l'inhabituel, de l'époustouflant -- à mes yeux. vital, dans l'état psychologique où je me trouvais. )

je suis partie dix jours à Rome, dont un à Florence. seule. en novembre l'air était printanier, doux comme la caresse d'une aile de papillon. forte émotion que de découvrir Rome, enfin, où l'on est à la fois plongé dans un film de Fellini et dans la force antique de la ville. j'ai visité. j'ai voulu déambuler beaucoup, m'attarder à la terrasse d'un chouette café, commander un chocolat-crème et regarder les passants. après neuf jours je connaissais bien la typographie des rues, j'avais humé leur atmosphère si particulière, pratiqué mon italien, pénétré dans toutes les églises, dégusté les gelati à tous les parfums, croisé de nombreux séminaristes et autant de bonnes soeurs, croqué dans des pizze fameuses, usé mes semelles et m'étais émerveillée, chaque soir immanquablement, devant les arabesques d'étourneaux dans le ciel poudré.

à Florence, merveilleuse Florence, j'ai admiré le David sous toutes ses coutures et rencontré l'amour comme dans un roman. j'en parlerai ici peut-être un jour, tellement c'était... surréaliste. 
vous y croyez vous, au destin ?

deux semaines après Rome, j'ai survolé l'océan et la forêt amazonienne jusqu'au Pérou.

jamais je n'étais allée aussi loin sur la planète. j'en rêvais depuis toujours. le Pérou, c'était une envie forte, ancienne et tenace. si je devais faire un grand voyage pour clore mon année d'immobilité forcée, il fallait que ce voyage marque un grand coup. qu'il soit assez puissant pour contrebalancer la frustration et la douleur des mois précédents. le Pérou, Macchu Picchu, étaient de ces voyages-là... 

là encore, j'ai tout adoré. pas une fois je n'ai été déçue, ce qui peut parfois se produire lorsque les fantasmes de l'attente prennent le pas ! c'était fantastique. inoubliable. c'était jaune, rose, vert, bleu, rocailleux, brumeux, ensoleillé, sec, humide, haut, très haut, étonnant, émouvant, sauvage, animalier, musical (oh !... les flûtes de pan en live, belle émotion) et tant, tant d'autres choses encore.

quelle fin d'année ! 

et puis, je passerai sur la morosité de janvier, sur le ciel opaque de Paris, sur l'attente du bus avant l'aube, je passerai sur tout ça, on s'en fiche maintenant, février est là.


( sérénité bienvenue de cette église face à l'agitation des rues ° place de Trevi )

( tout Rome se résume dans ce ciel )
( là, on est au Pérou... )

( ces gentilles dames préparent un milk-shake de jus de fruit de cactus ° très acide :)

( mythique Titikaka ° 3 700 mètres au-dessus de la mer )

( Pérou, terre de randonnées )

( joli balcon sculpté à Cuzco )

( envoûtant Macchu Picchu ! justifie souvent à lui seul le voyage )


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