11.12.13

Boules Quies, etc.

Ne pas supporter la musique de mes voisins fait-il de moi une vieille conne ?


Tout d'abord mettons les choses au clair. Je suis encore loin d'avoir ma carte Vermeil. J'ai à peine dépassé les trente ans. Ouais, depuis sept ans. 

Comme tout un chacun, j'aime le (bon) son. J'ai même investi dans une Denon. Parfois, j'y écoute Céline Dion. All byyyyy myself...


J'ai deux soucis.

First:
Ma voisine immédiate n'écoute que de la salsa. Sur un appareil apparemment approximatif, qui plus est. Déjà que la salsa, ça va cinq minutes. Mais alors, quand le tout crachote... Gniii. J'ai presque envie de l'inviter à l'écouter chez moi pour qu'elle goûte enfin au bonheur instantané.

Second--Last but not least:
Les petits jeunes.
Eux, ils ont le matos.
Redoutable.

Les petits jeunes...

De jour, croisés dans les parties communes ou au Monop rayon PQ, un couple à tête de bébé, charmant au demeurant, elle rouge au lèvres de rigueur, lui grand ébouriffé. So parisian. On a envie de les adopter.
De nuit... à la pleine lune, la mue commence. Toute bienséance tombe. Eux et leurs amis se transforment en hyènes surcocaïnées. Hululements, rires hystériques, jappements au son du boum-boum, ils font un peu peur à travers les murs de papier. L'amnésie opère. Un studio dans un immeuble occupé ? L'heure tardive ? Ils savent pas. Ils savent plus. Sauf l'heure du dernier métro. Là, vient alors les grandes embrassades sur le pas de la porte. Les "ouaiiiiiiiis allez saluuuuut ! on s'appelle, heiiiiiin ? Hiiiiii Aaaaaah AhAhAh" jetés dans la cage d'escalier, tandis que les talons claquent sur le bois des marches du troisième jusqu'en bas. La sono aura hurlé jusque tard dans la nuit, elle aura certes craché du vrai bon son (ils ont au moins bon goût) sur du vrai bon matos, dommage simplement que la puissance dudit appareil ne soit pas tout à fait appropriée au lieu. Dans un château normand en plein verger un mardi soir, peut-être...


Parfois dans ces moments, j'envie les personnes zen (ou lâchent ?) qui ne se manifestent pas pour faire baisser la pression. 
Toujours, j'envie à cet instant les personnes sourdes. Je milite d'ailleurs pour un appareil auditif pour bon-entendants que l'on pourrait ajuster à sa guise selon la tranquillité souhaitée. 


Je suis déjà allée frapper à leur porte. Dix minutes avant qu'ils n'entendent mes coups excédés.

Je n'ai pas encore fait appel aux flics, les grands méchants loups. Pfff, c'est pas terrible d'appeler les flics, si ? Est-ce que ça changerait quelque chose ? Est-ce que ça n'empirerait pas, plus tard, par pur esprit de contradiction ? Est-ce que ça peut être pire ?

Un soir, deux petites dames âgées rebeus, qui habitent sous leur appartement (les pauvres), sont venues tambouriner et réclamer un peu de calme. J'en ai été sidérée. D'habitude très discrètes, le seuil de tolérance de ces dames devait avoir allègrement explosé tous les compteurs pour qu'elles se déplacent ainsi, à près de minuit en semaine, en robe de chambre.


Alors oui, je n'ai rien fait d'autre que d'aller exprimer mon exaspération une dizaine de fois. Je n'ai pas fait mes besoins sur leur paillasson, ni posé de scotch sur leur sonnette à 6 heures du mat', quand je vais bosser. J'ai pas piqué son ELLE à la jeunette. Ils sont proprios, ils ne vont pas déménager demain. Moi non plus. 

J'en appelle aux bonnes idées qui sommeillent en vous. Que faire, amis des internets ?... (m'incruster à leurs sauteries : niet, n'essayez même pas)

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